Licenciée enceinte

Être licenciée enceinte

La chance de ma vie

Avant de tomber enceinte de mon fils, cela faisait deux ans que je travaillais en tant que chargée de communication dans une PME.

Pour diverses raisons, cette entreprise était en cours de dépôt de bilan et le service communication, comme bien souvent, a été le premier touché. J’avais de moins en moins de travail pour finir à ne plus en avoir du tout. Les journées étaient trèèèès longues comme vous pouvez l’imaginer, j’ai donc demandé à être licenciée économique pour mettre fin à cet situation devenue très difficile à vivre.

Septembre 2015, ma demande est acceptée, mon départ est prévu pour fin octobre. Mais voilà, entre temps, j’ai eu la grande joie d’apprendre que j’étais enceinte.

Premier changement de vie

Me voilà donc arrivée à mon dernier jour de travail, je range mes dernières affaires, dis au revoir à mes collègues et je rentre à la maison. Nous sommes le mercredi 28 octobre, il est 15h et je me retrouve seule chez moi, me demandant un peu ce que je vais faire de ma vie. Cela faisait une vingtaine de jours que je savais que j’étais enceinte, mais portée par la bonne nouvelle, je reconnais que je ne m’étais pas une seule fois questionnée quant à mon avenir professionnel. Mais là, je me prenais cette réalité en pleine face. Moi qui accordais énormément d’importance à mon travail, qui avais consacré 5 années d’études pour faire un métier qui me plairait, je me retrouvais chez moi, en plein après-midi en semaine, un peu désorientée… et enceinte !

Profiter de sa grossesse à 100%.

Trouver un emploi enceinte me paraissait peu plausible. Les jours passant, je me fais petit à petit à l’idée de vivre ma grossesse en restant à la maison, saisissant cette chance de pouvoir me consacrer à ce nouveau « projet » exclusivement. Je dis la chance, car j’ai très bien vécu ma grossesse en restant chez moi, même si je pense que cette perspective effrayerait certaines femmes. J’étais moi-même bien décidé à reprendre un emploi à la fin de mon congé maternité. Il était alors hors de question de rester à la maison une fois le bébé arrivé, le travail étant trop important dans mon équilibre. Mais en attendant, j’étais heureuse d’être chez moi, à n’avoir qu’à m’occuper de l’arrivée de mon bébé et vivre ces 9 mois à 100%. J’ai donc profité de cette période un peu hors du temps en prenant soin de moi ( ma grossesse était la priorité) et en menant quelques projets qui m’on permis de garder un pied dans mon milieu professionnel.

De nouvelles priorités

La grossesse a fini par arrivée à son terme et j’ai donc donné naissance à mon fils en Juin 2016. Dans mes projets, je devais reprendre un travail à plein temps en Septembre. Mais voilà, mon fils était là désormais et mes priorités étaient devenues bien différentes. La perspective de confier mon enfant si petit à une tierce personne pour reprendre ma vie professionnelle n’avait plus de sens pour moi. Je dirai même que ça m’était physiquement et psychologiquement impossible. Je sais que cela peut paraître surprenant mais j’ai mis du temps à digérer le fait que je souhaitais rester à la maison m’occuper de mon bébé. Difficile pour la femme active que j’étais d’intégrer l’idée que le professionnel n’avait plus sa place dans ma nouvelle vie, ou en tout cas, pas tout de suite. Je suis donc restée mère au foyer à plein temps pendant un an et demi et c’est le temps qu’il m’a fallut pour savoir sous quelle forme j’allais réintégrer mon métier dans mon quotidien.

Un nouvel équilibre

Au bout d’un an à m’occuper de mon enfant à plein temps, j’ai ressenti le besoin de faire autre chose. Mon métier me manquait et m’occuper exclusivement de mon fils  ne me suffisait plus pour être pleinement heureuse. Il fallait que je trouve mon équilibre entre « ma vie de maman » et ma vie professionnelle. Il était clair que la priorité était mon fils, du moins jusqu’à ce qu’il rentre à l’école. Grandement soutenue par mon mari, j’ai donc pris la décision fin 2017 de me mettre à mon compte. Ce statut me permet d’exercer un métier qui me passionne tout en profitant de mon fils.
D’un point de vue pratique, je travaille de chez moi, ce qui fait que je peux structurer mes journées comme je l’entends. Mon fils va chez la nounou deux jours par semaine pour le moment et ces deux jours sont consacrés à mon activité professionnelle. Je reprends petit à petit mon métier, ce qui est nécessaire à mon épanouissement personnel tout en profitant de mon enfant. Un équilibre qui me convient aujourd’hui à 100%.

Au final, avoir été licenciée enceinte a été la meilleure chose qui aurait pu m’arriver. Sans cette opportunité, je n’aurai jamais pu rester à la maison élever mon enfant ou encore avoir le courage de me lancer à mon compte. Me retrouver chez moi, avec la possibilité d’écouter réellement mes envies, m’a permis de me trouver en tant que mère mais aussi en tant que femme. Les journées de doute et de questionnements ont été parfois difficiles, mais nécessaire dans la recherche de mon nouvel équilibre. Je compte entrer plus en détails sur le cheminement de cette année dans d’autres articles.

Qu’en est-il pour vous ? L’arrivée de votre bébé a-t-elle changée votre vie professionnelle ?

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6 commentaires sur “Être licenciée enceinte

  1. Je crois qu’à des niveaux différents, l’arrivée d’un enfant bouleverse profondément notre rapport au travail. Par ses modalités pratiques, évidemment, parce que nous faisons une pause, et que notre entreprise en profite parfois malheureusement pour nous accorder une place plus secondaire, et par notre façon de l’envisager. En général nous repartons avec une ambition différente, une envie de concevoir le travail comme un enrichissement personnel, qui complète notre ambition familiale et l’enrichit ; les objectifs de rentabilité, de développement d’une entreprise peuvent alors moins nous correspondre et nous amener à reconsidérer notre carrière sous un angle différent. Dans tous les cas, je crois qu’en continuant dans notre précédente entreprise, ou en changeant de voie en cours de route, on change complètement de point de vue après avoir eu un enfant, au moins provisoirement!

    1. Je pense également que la vie professionnelle est inévitablement perçue différemment après avoir eu un enfant, dans la mesure où la « casquette maman » s’est ajoutée entre temps. Cependant je trouve ça très intéressant de voir de quelle manière les jeunes mamans appréhendent ce retour : un soulagement pour certaines, une déchirure pour d’autres, etc…. mais je crois que finalement ce qu’il manque aujourd’hui, se sont les (non) options proposées aux femmes qui travaillent, une fois qu’elles deviennent mère… Ce sujet fera surement l’objet d’un futur article 😉

  2. Coucou Alix je suis tombée sur ton blog.. C est avec un grand plaisir que j ai découvert tes articles.!Vivement les prochains. Bisous

    1. Coucou Adriane,
      C’est avec grand plaisir que je vois que tu as découvert mon blog et je suis ravie que le contenu te plaise 🙂 . D’autres articles arrivent bientôt… 😉

  3. Coucou Alix,

    C’est avec grand plaisir que je te re-découvre au travers de ton blog!
    J’ai le souvenir d’une Alix étudiante alternante chez M……. , une vraie pile électrique doublée d’une joie de vivre contagieuse! Ton fils est entre de bonnes mains 🙂

    Bisous à ta petite famille

    Sophie

    1. Hey, coucou Sophie !

      Merci pour ton gentil commentaire :). Et oui, le temps a filé depuis M…… mais je souhaite avoir toujours gardé ma joie de vivre contagieuse 😉 . J’espère que tu vas bien et que toute ta jolie petite famille aussi ?!

      Je t’embrasse !

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