Rythme chez bébé

Le rythme de bébé

Comme la majorité des parents je pense, nous avions avec mon mari, de grands principes concernant l’éducation de notre fils, déjà bien avant sa naissance. Certains se sont un peu pris une claque face à la réalité de ce qu’est « éduquer un enfant » mais d’autres ont survécu et constituent à eux-seuls, le fondement de notre éducation.
Un de ces « grands principes » était de respecter le plus possible le rythme de notre bébé, afin que ses nuits (et les nôtres par la même occasion) soient réparatrices et que le coucher ne devienne pas un calvaire. C’est ma sœur aînée qui m’a donné l’inspiration. Elle m’a toujours dit qu’il était primordial pour elle d’inculquer à ses enfants dès la naissance un rythme bien structuré qui se veut rassurant et qui de ce fait, favorise leur sommeil et ça a fonctionné !

Les 15 premiers jours avec bébé

Dès le retour de la maternité, il nous a fallu du temps pour prendre nos marques avec notre bébé. Nous avons donc commencé par observer son comportement et avons vécu pendant une quinzaine de jours exclusivement en fonction de son rythme à lui, sans nous poser de question. Nous avons commencé par instaurer un petit rituel du soir avec le bain, que mon mari lui donnait entre 18h et 20h tous les jours. Ce moment marquait le début de la soirée pour nous 3 et nous a permis, à mon mari et à moi-même, de reprendre un peu le « contrôle » dans le flou artistique de notre nouvelle vie.

La nuit, nous faisions dormir notre fils avec nous, dans son berceau et avec son doudou. La journée, il était toujours dans la pièce où je me trouvais et faisait ses siestes à côté de moi, dans son berceau, toujours à la lumière du jour afin de créer une différence entre le jour et la nuit.

J’allaitais Antoine à la demande et c’est lui qui a naturellement trouvé son rythme, passant d’une tété toutes les 2/3 heures, à toutes les 3/4 heures et ainsi de suite. Pour l’aider à se réguler, j’ai fait le choix de lui proposer par moment une tétine pour m’assurer qu’il avait réellement faim et pas seulement besoin de téter. Je sais que donner une tétine à un bébé allaité fait débat, quoi qu’il en soit, je suis sûre que dans mon cas, ça a permis à mon fils de se régler plus facilement et rassurez-vous, quand je lui donnais la tétine alors qu’il avait faim, il me le faisait bien savoir !  Mais je vous invite à lire mon article sur l’allaitement pour plus d’informations.

Le premier mois avec bébé

Pendant le premier mois, nous essayions de comprendre comment notre enfant fonctionnait en remarquant ses phases de sommeil et ses phases d’éveil et avons construit petit à petit notre rythme en ce sens.

La journée, lorsqu’il était réveillé, nous l’installions dans un endroit qui n’était pas réservé « au dodo »: transat, parc, tapis d’éveil etc… Lorsqu’il était dans ses phases de sommeil, nous l’installions dans son berceau et petit à petit, je l’ai éloigné de moi pour ses siestes : j’ai commencé par le mettre dans le couloir (oui oui) quand j’étais dans le salon pour finir par mettre le berceau dans son futur lit, dans sa propre chambre pour qu’il commence à l’apprivoiser.

Nous avons continué à lui donner le bain en fin de journée après lequel il faisait toujours une petite sieste. Il prenait sa dernière tété entre 19h et 22h en fonction des jours et s’endormait au sein : c’était l’heure du coucher.

La nuit, il dormait toujours dans son berceau avec nous et je faisais bien attention à lui donner à manger dans la pénombre pour qu’il se réveille le moins possible. Je lui parlais très peu pendant les tétés et lui changeais la couche toujours avant, afin qu’il puisse se rendormir au sein et que je puisse le recoucher tout de suite derrière.

De 1 à 3 mois

C’est à ses 1 mois et 2 jours (très précisément) qu’Antoine a fait sa première nuit de 7h. A  partir de ce moment là, ses tétés sont passées la nuit de toutes les 5 heures à toutes les 7 heures. Nous avons continué le rythme que nous avions mis en place, en tenant compte de l’allongement de son temps de sommeil la nuit et du raccourcissement des siestes la journée. Nous organisions toutes nos sorties en fonction de lui et de ses siestes. Au début, ce n’est pas très compliqué dans la mesure où il pouvait dormir dans son landau, sans même se rendre compte que nous étions à l’extérieur ou en voiture. Ces siestes n’étaient donc pas perturbées et nous pouvions aller et venir avec lui, comme nous le souhaitions.

Vers ses 2 mois, j’ai commencé à lui faire faire ses siestes non plus dans le couffin mais directement dans son lit. Pour ne pas trop le perturber, j’ai commencé par lui mettre un réducteur pour qu’il ne se sente pas trop au large que je lui ai enlevé petit à petit. La nuit il dormait toujours dans notre chambre, dans son berceau. Nous commencions à émettre l’hypothèse de le faire dormir dans sa propre chambre, le besoin d’intimité commençant à se faire ressentir. Mon mari était prêt lui, moi un peu moins… L’idée a germé dans ma tête et un peu avant ses 3 mois, nous avons commencé à le coucher dans sa chambre, dans son berceau posé dans son lit, toujours dans l’optique d’une transition en douceur. La transition a été beaucoup plus facile pour lui que pour moi… La première semaine, je craquais avant de me coucher et nous ramenions Antoine dans notre chambre pour la nuit. Au bout d’une semaine mon mari a mis le « holà » en disant qu’il était temps qu’il dorme dans sa propre chambre. C’est ainsi qu’à 3 mois, Antoine a commencé à dormir dans sa chambre jours et nuits. Nous avons rapidement fini par enlever le couffin devenu trop petit pour le laisser dormir directement dans son lit.

Des 3 mois à maintenant

Le rythme mis en place dès le départ a évolué en fonction d’Antoine mais est resté le même sur le principe.

Vers 3 mois, Antoine ne s’est plus réveillé pour manger la nuit. Nous le couchions après la dernière tétée vers 21h, avec une sucette et son doudou. Il est naturellement passé à 4 repas par jour : petit-déjeuner, déjeuner, goûter et dîner. C’est au même moment qu’il est passé à 3 siestes dans la journée. Une le matin: je le couchais dans l’heure qui suivait son petit-déjeuner et il ne fallait pas rater le coche ! Une l’après-midi : je le couchais tout de suite après le repas de midi. Ces deux siestes se faisaient toujours dans son lit, dans sa turbulette, avec doudou et tétine et volets baissés, dans l’optique de toujours créer un climat propice au sommeil.

Nous lui donnions toujours le bain en fin de journée, vers 18 heures. Enfin je dis nous, mais c’est surtout mon mari qui lui donne le bain 90% du temps. C’est là qu’arrivait la 3ième sieste : il s’endormait dans son parc ou dans nos bras un petit moment après le bain. C’est cette sieste que nous avons essayé de supprimer petit à petit afin d’avancer l’heure de son dîner pour le coucher avant 20h. En effet, nous avons constaté qu’au delà de 20h, le coucher devient plus compliqué.

A partir de ses 7 mois, il ne faisait plus qu’une grosse sieste l’après-midi (2/3 heures) et c’est toujours le cas aujourd’hui. Nous lui donnons le bain vers 18h15, il mange avec nous vers 19h et nous le couchons dans la foulée, toujours avant 20h.

Accepter de vivre en fonction de son bébé

Personnellement, je pense que l’une des clefs d’un rythme sécurisant pour son enfant: c’est de vivre en fonction de lui. Nous organisons toujours nos sorties en fonctions des heures de repas et de sommeil d’Antoine. La plupart du temps, nous essayons de sortir une fois qu’il s’est réveillé naturellement et/ou qu’il a mangé. Lorsque nous sommes invités, nous partons avec toute l’artillerie afin qu’il dorme dans de bonnes conditions (lit parapluie, matelas, couverture etc..) et tâchons de respecter, même en dehors de chez nous, ses propres horaires de repas et de dodo. Maintenant qu’Antoine est un peu plus grand et que le rythme est bien installé, nous pouvons nous permettre de le sortir de ce cadre sans que cela le perturbe. Il s’endort très facilement, peu importe où nous sommes, ce qui est très reposant pour lui et pour nous.

Lorsque l’on devient parent, il n’est pas toujours facile d’accepter que nous ne puissions plus aller et venir à notre guise comme avant. Nous sommes tenté de continuer à vivre notre vie au même rythme que lorsque nous étions sans enfant, comme si devenir parent n’allait pas changer toute notre vie.

A travers cet article, je vous décris le rythme que nous avons mis en place en fonction de nous et de notre fils. J’ai eu la chance de rester à la maison jusqu’à ses un an et demi, ce qui a très clairement permis de maintenir ce rythme. J’ai conscience qu’il y a autant de fonctionnement qu’il y a de parents. Je vous invite donc à nous partager en commentaire la manière dont vous fonctionnez chez vous, avez vos enfants.

A très bientôt 🙂

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3 commentaires sur “Le rythme de bébé

  1. Chez nous, pour ma 1ère fille, et en partie aussi pour la 2ème, ça s’est passé à peu près de la même manière, hormis qu’elles ont directement toutes 2 toujours dormi dans leur lit/chambre. Ma première fille était un bonheur pour le sommeil – à partir de ses 2 mois elle a fait ses nuits complètes 20h-8h. Comme vous, nous n’hésitions pas à les faire dormir dehors si besoin, pour les y habituer et ne pas trop entraver notre vie à nous, mais nous nous sommes toujours au maximum adaptés à leurs rythmes à elles. Reste que c’est plus difficile à faire pour un 2ème, car il faut plus souvent se plier à des RV exterieurs (ex. sortie d’école), et que leur sommeil est plus souvent lié au bruit, etc, du 1er. Et surtout – tous les enfants ne se ressemblent pas, et si ma grande était un bonheur pour le sommeil, avec la même façon de faire ou presque, ma 2ème était beaucoup, beaucoup plus difficile!

    1. Oui je conçois que respecter à quasi 100% le rythme de son bébé n’est possible que pour un premier…
      Ah ah, un deuxième qui dort moins bien, c’est un peu notre angoisse 😉

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